Pascaline Perrin

illegal01Un soir d’hiver, au coup d’œil porté sur son rétroviseur, la grande roue de la Place de la Concorde et l’Obélisque apparaissent  sous les gouttes de pluie et l’étonnant jeu de lumière auquel elles se livrent avec les illuminations de Noël. Tout est là, le mouvement de la grande roue, les plaisirs de l’enfance, l’Égypte, la mythologie, Paris, les couleurs, les reflets, la lumière. La beauté de cet instant la subjugue, elle photographie son rétroviseur.
Ainsi pourrait commencer l’histoire de la série «Vu par Babouche», car c’est bien d’une histoire dont il s’agit, l’une de celles qui inspirent quotidiennement le travail de Pascaline Perrin. Dans cette histoire, ou plutôt les histoires qu’elle raconte dans chacune de ses photographies, elle explore les détails de notre environnement que nous laissons filer à toute vitesse sous nos yeux, sans y prêter l’attention qu’ils méritent. Pourtant, l’ attention que nous y portions enfants les accueillait avec émerveillement ou surprise pour laisser s’ouvrir une porte vers l’imaginaire, figer le temps. C’est cette porte que Pascaline Perrin ne peut se résoudre à fermer, ce temps là est trop précieux, il est fondateur, libérateur.
Dans l’oeil délibérément choisi de son rétroviseur, Pascaline Perrin propose sa lecture du monde. Il n’est pas un oeil pour regarder en arrière mais un prisme pour changer notre perception de ce qui nous entoure, révéler ce qui peut encore nous émerveiller. Un oeil qui laisse une chance d’entrevoir ce que nous ignorons, un oeil forcément subjectif mais bienveillant, toujours ouvert sur ceux auxquels elle pense à chaque prise de vue.

Créatrice en joaillerie et photographe, Pascaline Perrin résume ainsi son rapport à la création : «Créer est un acte aussi élémentaire que respirer, un acte indispensable à la vie, un acte nécessaire à ma vie.» Il ne pouvait en être autrement pour l’enfant qui a évolué dès son plus jeune âge dans un univers prolifique et cosmopolite, aux côtés de son grand père Denys Colomb de Daunant, le «père» de Crin Blanc, du Songe des Chevaux Sauvages, cinéaste et photographe.
Elle anime sa vie et ses projets de passion, d’altruisme, de rencontres, d’histoires, d’échanges, de sensations, d’émotions, de mouvements, de mythes et de philosophie. Usant de la photographie et des gemmes comme de prismes, elle ne cesse d’écrire les histoires que lui inspire l’Autre. Photographie et bijoux se confondent alors dans un projet créatif conçu comme un spectre lumineux destiné à porter un éclairage sur l’histoire qu’elle a voulu écrire au contact de celui qui en est le destinataire.

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Pascaline Perrin
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